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Vous avez dit 2020 ?

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Cette année 2020 nous aura tous pris par surprise. Confinement, annulation ou report des mariages, et de toutes nos autres activités, incertitudes, peur, nous avons dû faire face à une situation inédite avec les moyens du bord. Il a fallu changer nos plans, trouver des solutions, et faire preuve d’une grande souplesse…

Mais cette année inédite fut l’occasion pour chacun de nous d’explorer de nouvelles ressources, de se lancer des défis parfois remisés dans un coin depuis des années. Se plonger dans ses archives, commencer un journal visuel, refaire son site internet, ses plaquettes, travailler des points techniques, suivre des formations en ligne, repenser sa communication ou encore toute son organisation, nous avons tous su utiliser ce “temps mort“ à profit. Ce sont parfois de nouvelles portes que nous avons ouvertes : se mettre à la couture, faire du yoga en ligne, visiter virtuellement des musées aux quatre coins du monde, apprendre une langue étrangère… Changer d’air, même virtuellement, fut pour beaucoup nécessaire.

Cette année fut difficile mais elle nous a aussi révélé beaucoup de choses sur nous-même. Il y a quelques temps nous avions partagé  “4 facteurs de réussite”. Voici un autre de nos secrets : prendre le temps de se retourner. Prendre conscience du chemin parcouru, des pas que nous avons fait cette année pour nous inspirer, pour pratiquer malgré tout, pour nous former, nous développer, c’est aussi une des clés que nous développons dans notre formation, 72h le workshop.

Alors, nous nous sommes prêtées au jeu et nous vous invitons à en faire de même.

Annie

J’ai envie de me souvenir de 2020 comme d’une parenthèse culturelle. 

A l’abri dans mon cocon, je me suis réfugiée dans des livres trop peu ouverts et de bons vieux films. J’ai dessiné des photos d’Irving Penn, échoué à aquareller celles de Harry Gruyaert. Pour la XXXème fois, je me suis remise à l’apprentissage de la langue arabe et ce n’est pas encore demain que je regarderai un film arabe en VO. Et dès que les musées ont réouvert, je m’y suis installée. Comme un furieux besoin de m’entourer de beauté et de créativité pour traverser cette période floue et bancale.

Et mon activité photo dans tout ça ? J’ai eu la chance de faire quelques mariages et des séances familles. Et évidemment, j’ai encore davantage savouré ces moments-là. 

Mais je me suis sentie oppressée par les injonctions à se réinventer, à s’adapter, à être optimiste. Pfff… pas envie. Ni envie de faire de photos hors commandes.  

Ah si, lors du début du premier confinement, il m’est arrivé de faire quelques photos au Bois de Vincennes. Il m’aura fallu cette pandémie pour redécouvrir que j’habite juste à côté ! S’il y a un troisième confinement, je suis mûre pour attribuer un prénom à chaque arbre.

Marine

photo de table de ping pong pendant le 1er confinement en région parisienne

Quelle drôle d’année ! Ce fut pour moi, comme pour beaucoup, une année tournée vers ma famille. Après l’année 2019, qui avait été intense avec l’écriture et la sortie de notre livre “les secrets de la photo de mariage”, j’avais un besoin viscéral de passer plus de temps avec ma famille, ce que je fis, avec délectation. J’ai eu le bonheur de partir en famille au Japon, juste avant que les frontières ne se ferment. Ce fut une expérience familiale magnifique et une source d’inspiration tant esthétique que philosophique. J’en suis encore toute retournée !

En dehors de ce voyage, j’ai passé les 6 premiers mois de l’année blottie dans la chaleur de mon foyer. Pour autant, ce temps familial ne fut pas exempt de photos, ni de projets. J’ai tenu, tout le temps du 1er confinement, un journal visuel sur instagram qui m’a bien occupé. Cette contrainte de la publication (8 photos par jour, tout de même !) m’a poussé dans mes retranchements créatifs et techniques et m’a fait beaucoup de bien. Plusieurs photos ont été publiées sur Quarantine beyond borders, Covidphotomuseum, ou encore Six feet Apart ou ont été sélectionnées pour des expos collectives à New York, Global Images for Global Crisis, à l’ International Center of Photography, à Lviv (Ukraine), City VS Quarantine, à Bruxelles, The world within, au Hangar (à venir) et à Toulouse, De l’amour, au Quai des Savoirs (à venir).

Cette expérience m’a fait travailler mon écriture photographique ainsi que mes ressources créatives et j’ai été heureuse de retrouver mes clients (en vrai) pour “mettre en situation” ces mois de travail.

Lea

2019 ayant été une année compliquée pour moi, j’avais besoin de souffler et j’ai souhaité pouvoir faire une pause en 2020 (oups, je l’ai peut-être souhaitée trop fort !). Avec ma conférence Fearless à préparer en début d’année (malheureusement annulée) et beaucoup de choses à mettre en route, j’avais décidé de ne reprendre les prestations photo que début mai. J’ai donc accueilli positivement cette pause improbable où j’ai pu prendre du temps pour moi et ma famille. Recommencer à cuisiner avec mon fils, par exemple, et observer son plaisir d’apprendre de nouvelles choses. Le voir grandir et apprendre moi-même de sa capacité à s’adapter. Ressortir mon appareil photo aussi, trop souvent rangé dans les périodes de rush, afin d’immortaliser notre quotidien confiné. 

Sans aller au bout du processus comme Marine (car je n’ai pas publié les photos), je me suis donnée un nombre important de contraintes, dont l’objectif d’en faire une série en couleurs (moi qui ne jure habituellement que par le noir et blanc). Et ayant vécu en pyjama dans un appartement qui ferait frémir tous les photographes de mariage adeptes des pièces lumineuses et dégagées, voir mes images en couleurs était une gageure. Ces contraintes ont été un boost de créativité et cette série m’a fait du bien au moral. J’ai redécouvert notre intérieur et notre quotidien d’un œil bien plus positif, et j’ai cultivé précieusement ce positivisme et mon optimisme.

Pour ne pas me laisser gagner par la morosité ambiante, je me suis aussi mise activement au travail. C’est à mon sens l’arme la plus efficace : produire, apprendre encore et encore (en me formant à des sujets auxquels je ne pensais pas m’intéresser un jour), travailler… et notamment travailler pour les autres quand son travail à soi est à l’arrêt. J’ai passé la plupart de mon temps libre à défendre notre métier, cause à laquelle je crois depuis longtemps, mais cette année m’aura permis de mettre la théorie en pratique. Cet engagement m’a beaucoup apporté en termes de motivation, et m’a fait progresser côté gestion, productivité et efficacité sous pression, qualités qui seront forcément bénéfiques à mon entreprise.

En revanche, à trop en faire, je finis de nouveau l’année avec le besoin de souffler. Les vieilles habitudes sont difficiles à changer… mais promis, je ne souhaite pas de nouvelle pause en 2021 ! Trop hâte de retrouver nos mariés et nos stagiaires.

Nous voilà donc prêtes à accueillir 2021 avec impatience et enthousiasme.

2020 fut une année sans formation 72h le workshop, et nos stagiaires nous ont bien manqué. On trépigne d’avance de les retrouver !

La prochaine session du workshop arrive vite : elle aura lieu du 1er au 4 février 2021 à Paris.

Toutes les infos ici.

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